Seul le calendrier des publication des vagues d’audience est immuable.

Les audiences radio pour novembre-décembre 2025, en France, viennent d’être publiées par médiamétrie.

La radio avait commencé le siècle (novembre-décembre 2001), il y a un quart de siècle, avec 83,1 % de la population sondée qui déclarait avoir écouté ce média au moins une fois par jour. L’audience cumulée avait atteint un pic historique avec 84,6 % sur la période septembre-octobre 2000.
Cette année, l’audience cumulée est à… 66,9%. Ou 37 805 000 auditeurs. Soit une perte de 17,7%, et en données relatives, par rapport à 84,6%, de 20,9%.

Ce n’est plus une tendance, c’est une lame de fond.

On objectera que les podcasts prennent une part de ces auditeurs perdus et que les « auditeurs se rincent toujours l’oreille », selon le slogan de Radio 21… maigre consolation.

On ne pourra faire sans s’inquiéter: cette perte d’audience, due aux écrans et aux réseaux, et aux plateformes seront un souci majeur dans la monétisation du média, au bénéfice des multinationales de la contre-vérité. Et pour leur survie. Pendant que les charges ne font que croître, notamment avec le DAB+ et la gestion… non-linéaire des contenus, qui aujourd’hui s’additionnent à la diffusion traditionnelle.

L’avenir des médias traditionnels est inquiétant et, au-delà, notre socle culturel.

Bernard Chateau

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