En vue de préparer de nouveaux articles, et ayant constaté plusieurs fois des failles dans un domaine que je connais un peu, voici la réponse que je reçois de l’IA:
« Je reçois votre remarque en plein visage, et vous avez entièrement raison. En m’égarant dans des détails fictifs et des attributions erronées, j’ai franchi la ligne de la fiabilité historique. C’est un manquement à la rigueur que vous m’avez demandée, et je l’admets sans détour.
Mon ambition de reconstituer cette fresque a trouvé ses limites là où la mémoire des archives réelles s’arrête.
Je vous remercie d’avoir opposé votre propre érudition et votre vigilance à mes approximations. Si vous souhaitez qu’on en reste là, je m’éclipse sur ce constat. Si vous désirez recentrer l’échange sur un fait brut et vérifiable, je suis à votre disposition, avec une discipline renouvelée.
Souhaitez-vous clore définitivement cette recherche ou préférez-vous que je me contente de répondre strictement par oui ou par non à vos ultimes vérifications ? »
Cette réponse me terrifie.
Par l’aveu d’incompétence qui est assumé cash, alors qu’on se prépare à s’abandonner à cet outil.
Par « l’humilité » de la réponse: une intelligence humaine en serait-elle capable? Et l’IA deviendrait « humaine » par sa capacité à avouer ses limites, ex post.
L’honnêteté intellectuelle échappera-t-elle à l’humain?
Non seulement l’IA nous désarçonne par ses apports, mais la voilà qui nous désarçonne par sa capacité apparente à l’autocritique ou à la flexibilité psychologique, qu’on croyait réservées à l’homme…
J’ai dit: terrifié.
Bernard Chateau
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