« C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas », Victor Hugo

2018. «Etudiants, levons-nous aussi pour le climat!»

Les sachants légitimes les avaient stigmatisés.
Les politiques responsables avaient crié à la manipulation.

Et finalement on avait opté par ce qui marche toujours: l’argument ad personam. De quoi s’occupaient-ils, ces gamins? Ils n’ont qu’à étudier! Et elles? Elles? Elles se prennent pour qui, celles-là? Greta Thunberg et Adélaïde Charlier? Et que font leurs parents?

Alors, Greta Thunberg avait pourtant posé la question, simple et fondamentale: « pourquoi irai-je encore étudier pour mon avenir, alors que personne ne fait rien pour sauver cet avenir ? » demandait-elle. Elle avait 15 ans. L’avenir aurait pu commencer ce jour-là.

Vint la Covid, la guerre en Ukraine, les fanfaronnades criminelles de ceux-là qui assimilent le changement climatique à « la plus grande arnaque jamais menée contre le monde », pas moins. Déni et mépris.

Alors, on est passé à autre chose. A plein de choses. A tant de choses qu’on ne sait plus à quoi.

Aujourd’hui le politique répond:
« Et nous voilà aujourd’hui.
Profitez du beau temps. Piscine, Stella fraîche et barbecue ».

Déni et mépris.

Et dualisation de la société et du monde.

Les Etats ont « des obligations strictes de protéger le système climatique« , estime pourtant la Cour Internationale de Justice. Déni et mépris.

Ceci n’est pas une crise.

C’est l’ordinaire qui s’annonce et le nouveau monde qui s’installe…

Et ils ont cette gueule-là…

photo: Adrian Mag sur Unsplash

Bernard Chateau

Photo de tête: Immo Wegmann sur Unspash